Week end 💯% portage

Bon alors il faut que je vous raconte mon week-end. 2 jours 💯% portage 💯% Marseille.

Comment qualifier mon sĂ©jour ?Â đŸ€”

✹ Magique, instructif, passionnĂ© et passionnant et un peu Ă©pique aussi 😅✹

1Ăšre chose Ă  retenir pour une prochaine rencontre portage Ă  Marseille : prendre le train 🚂 et oublier l'option voitureÂ đŸš™Â đŸ€Šâ€â™€ïž

Nous avons donc avec mon amie Delphine, Sur mon Petit Nouage - Ateliers de Portage Vaucluse organisé notre week-end rencontre/formation portage.

Un RbnB réservé avec une chambre toute mimi pour 2 adultes et 1 bébé, au top !

Samedi matin direction La tribu Meinado, oĂč Kaya monitrice de portage bĂ©bĂ©s, Marseille avait organisé Les rencontres du portage #1.

Un Ă©vĂ©nement fabuleux oĂč nous avons pu rencontrer/dĂ©couvrir/revoir des copines de portage, des mamans passionnĂ©es, des monitrices du Sud ( de Marseille Ă  Valence en passant par Nice) et Ă©galement des crĂ©atrices merveilles.

Maison 235, Leora, Tinge Garden pour les écharpes.
Petite Fėe pour la confection d'accessoires mode avec des coupons d'Ă©charpe et autres.
Une couturiÚres zéro déchet était également présente.
Ainsi que la créatrice des porte-bébé Ptitsy Moloko que j'ai eu le plaisir de revoir.
Malheureusement la marque NĂ©obulle, n'a pas pu ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e pour cause de blessure et nous lui souhaitons un bon rĂ©tablissement.

Une journĂ©e sous le soleil, oĂč nous avons pu tester, tĂąter, manipuler de trĂšs belles piĂšces et mĂȘme dĂ©couvrir des avant-premiĂšre fraĂźchement reçues par certaines crĂ©atrices.
📾 Retrouvez les photos de la journĂ©e dans l'onglet album : Les rencontres du portage #1

Nous avons Ă©galement dĂ©couvert le Yoga du rire pour bĂ©bĂ© portĂ© avec Kaya et Yoga du rire Mounira. Une trĂšs belle expĂ©rience qui a rĂ©veillĂ© nos zygomatiquesÂ đŸ€ŁđŸ˜‚

Nous ne pouvions nous arrĂȘter ainsi et se sĂ©parer aprĂšs cette journĂ©e intense. Et comme le lendemain Ă©tait organisĂ©e une JournĂ©e de Approfondissement et de Perfectionnement du portage avec Transmettre Ensemble Le Portage- TELP sur la thĂ©matique des porte bĂ©bĂ© en prĂ©sence des fondatrices de Leora (Virginie) et PtitsyMoloko (CĂ©cile), nous avons tout naturellement prolongĂ© la soirĂ©e autour d'un repas. Coordinatrices, monitrices et crĂ©atrices.

La journĂ©e de dimanche, fĂ»t un peu plus sĂ©rieuse (quoi que 😅).
Nous avons pu écouter Virginie et Cécile nous raconter/expliquer tout le processus et le déroulement de création que ce soit d'une écharpe ou d'un porte-bébé.

Elles ont partagé avec nous, leurs parcours, leurs cheminement avec une telle générosité et une telle passion que cela en est devenu magique.

Nous avons appris que de la pensée d'une écharpe à sa sortie d'ateliers il faut minimum 5/6 mois quand tout se passe bien et des embûches, des rebondissements il y en a, nous avoue Virginie. Sans compter tout le travail de dessin des motifs, choix des couleurs...

Que pour la confection d'un porte bébé il faut 3 ans et 4h... 3 ans ont été nécessaires pour poser le patron parfait aux yeux de Cécile, s'en suit d'un travail de 4h de découpe, d'assemblage et de couture.

Ce qui a ouvert les discussions sur le choix des fibres pour les tissus, des fournisseurs, des partenaires pour le tissage, la rĂ©alisation des motifs, les techniques utilisĂ©es... Et tellement encore qu'il va falloir que je laisse ma tĂȘte assimiler tout ce qui a Ă©tĂ© emmagasinĂ© durant cette matinĂ©e.

Je vous en parlerais plus en détail en atelier.

✹Pour vous faire un rĂ©sumĂ©: derriĂšre chaque crĂ©ation il y a une Ăąme qui se cache, des crĂ©atrices formidables qui mettent tout leur savoir faire, tout leur cƓur et bien plus pour vous proposer des produits de qualitĂ©, Ă©thiques et en accord avec leurs valeurs et leurs convictions pour vous permettre d'avoir vos plus beaux trĂ©sors prĂšs du cƓur: vos enfants.

L'aprÚs midi, entre monitrices, nous avons regroupé une grande majorité des porte-bébé existants sur le marché du portage : préformés, Mei Taï, hybrides, Onbuhimo.

Des plus connus aux derniĂšres nouveautĂ©s il y avait de quoi faire. Car mĂȘme si en atelier je propose une large gamme de produits pour que vous puissiez vous faire votre propre ressenti, votre propre avis : je suis loin d'avoir tout en ma possession. 
Je ne vous cache pas qu'aprĂšs avoir testĂ© certains modĂšles je me suis crĂ©er des besoins 😅

✹AprĂšs avoir passĂ© un tel week-end et rencontrĂ© ces crĂ©atrices de marques, je vous assure que je ne manipule plus leurs crĂ©ations de la mĂȘme maniĂšre, on pourrait presque les sentir dans le tissus, sentir l'Ă©nergie qu'elles y ont mis. Ce qui rend le portage encore plus merveilleux.

Nous sommes rentrĂ©es, avec des Ă©toiles plein les yeux, des informations plein la tĂȘte, un monde Ă  partager avec vous plus en dĂ©tails.

Et puis aprĂšs une bonne nuit de sommeil et vous avoir encore plus amenĂ© dans mon monde... Je vais chercher ma voiture 🚗 sur le parking d'Ikea... Mais ça c'est une autre histoire...

đŸ€±đŸ€°Quelques idĂ©es rĂ©cues sur le portage: craintes et critiquesđŸ€±đŸ€°

Avant ma formation j'Ă©tais dĂ©jĂ  certaine que le portage avait des bienfaits non nĂ©gligeables sur nos bĂ©bĂ©s, depuis ma formation j'en suis convaincue. Et je dirais mĂȘme que je n'y vois plus que des bienfaits du moment oĂč bĂ©bĂ© et le porteur se sentent bien ainsi, lovĂ©s l'un contre l'autre.

 

Mais voilĂ , tout le monde ne voit pas les choses de la mĂȘme maniĂšre, il y en aura toujours pour nous faire des suggestions, poser des questions avec jugements ( rĂ©cemment sur un groupe d'auxiliaires de puĂ©riculture j'ai accusĂ© des critiques assez virulentes mais le sujet n'est pas pour tout de suite ;) )

 

Je vous propose ici de recenser ces idées reçues face au portage.

Porter son enfant étant une évidence pour les uns et pas forcement pour les autres, il est légitime et sain de se poser des questions avant de faire des choix pour nos enfants. Mais certains préjugés peuvent avoir la vie dure, en particulier chez ceux qui n'ont pas essayé.

 

Alors si vous avez (encore) des Ă  priori, voici de quoi vous faire ( je l'espĂšre) changer d'avis ou vous renforcer dans vos croyances.

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đŸ€±IdĂ©e reçue #1

* Porter son enfant le rendra dépendant/capricieux...

* Si on le porte trop on ne pourra plus le poser ...

 

Voici l'idée reçue n°1, celle que tout parent porteur (en écharpe ou à bras) à dû entendre au moins une fois, le jugement 1er de la famille, de l'entourage...( j'ai la chance d'avoir un mari qui ne comprend pas toujours mais qui me soutien et une famille qui me suit ).

 

Un nouveau-né a besoin de contact, en satisfaisant ce besoin, on l'aide à prendre confiance et se détacher de son parent. comment me direz vous? Comment se détacher si on est toujours collé sur sa mÚre ou son pÚre?

Le contact est un besoin inée, instinctif et primordial chez les bébés, comme le sont les besoins de manger ou dormir. 

Le nouveau-né est programmé pour pleurer lorsqu'il est posé: il alerte d'un éventuel danger. Alors oui, l'Homme à certes évolué mais cet instinct de survie reste marqué comme une empreinte génétique.

 

Porter son enfant, rĂ©pondre Ă  ses besoins, le rassure, le sĂ©curise, l'apaise, il remplit ainsi son rĂ©servoir de confiance afin d'ĂȘtre autonome et ainsi dĂ©couvrir le monde.

 

Nos bĂ©bĂ©s ont souvent une phase d'indĂ©pendance vers 8/9mois oĂč ils dĂ©couvrent qu'ils sont un ĂȘtre Ă  part entiĂšre et non plus un bloc maman/bĂ©bĂ©. Ils n'ont alors plus envie d'ĂȘtre portĂ© que ce soit en Ă©charpe ou Ă  bras. Cela reviendra ensuite ;)

L'enfant portĂ©, s'Ă©loignera naturellement de vous en grandissant. Il aura simplement acquis assez de confiance et de dĂ©termination, puisqu'il aura de lui mĂȘme dĂ©cidĂ© d'aller voir le monde. 

A contrario des bĂ©bĂ©s moins portĂ©s auraient dans cette mĂȘme tranche d'Ăąge, une phase appelĂ©e angoisse de la sĂ©paration. Peut-ĂȘtre pourrait-on y voir un lien....

 

En rĂ©pondant Ă  leurs nombreux besoins fondamentaux : nos enfants ne s'habituent pas Ă  ĂȘtre portĂ©s, ils sont faits pour ĂȘtre portĂ©s.Â đŸ€±

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đŸ€±IdĂ©e reçue #4

- Si on porte bébé, il apprendra moins vite à marcher...

Le petit porté humain, est un porté qui participe activement: il est acteur de son portage. Il travaille sa musculature : dos, cou, cuisse, jambes. 

En favorisant une position respectant le dĂ©veloppement de votre enfant, la tĂȘte de l'os du fĂ©mur restant dans sa cavitĂ© cotyloĂŻde, vous accompagnez le dĂ©veloppement de son ossature. 

La position accroupie, avec bĂ©bĂ© en suspension dans sa base, permet d'entraĂźner un reflexe arcaĂŻque qu'est le rĂ©flexe d'agrippement. Ce qui peut ĂȘtre prĂ©ventif de la plagiocĂ©phalie ou de la dysplasie de la hanche. Des pathologies qui entraveraient le sens de l'Ă©quilibre et l'acquisition de la marche.

 

Des objets tels que le transat, le parc, le trotteur.. fausseraient les Ă©tapes fondamentales d'acquisition motrice avant la marche.

 

Avoir son bébé porté, lui permet de nous sentir bouger, observer nos mouvements ensembles (oreilles internes). 

Le développement psychomoteur, sensoriel, musculaire, vestibulaire est entraßné par le mouvement du porteur.

 

Quand un bébé est porté, il va suivre les mouvements du porteur, cela l'entraßne à s'équilibrer.

 

Pour apprendre à marcher, bébé doit exercer son équilibre et tonifier son corps. 

C'est en cela, qu'entraĂźnĂ© par le portage les bĂ©bĂ©s portĂ©s ont un dĂ©veloppement qui leur permet de marcher en gĂ©nĂ©ral plus tĂŽt que des bĂ©bĂ©s qui ne seront pas portĂ©s.Â đŸ€±

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đŸ€°đŸ€±IdĂ©e reçue #6

- Mon bĂ©bĂ© est nĂ© prĂ©maturĂ©/petit poids, il est trop petit pour ĂȘtre portĂ©...

 

En voilà un sujet sensible et à traiter avec sensibilité lors des ateliers. Cela (ré)ouvre des blessures personnelles, intimes et propre à chaque naissance prématurée.

 

Tous les bébés humains naissent immatures, un bébé prématuré l'est d'avantage.

 

Lorsque un nouveau-né arrive (trop) tÎt un sentiment trÚs fort de culpabilité se développe chez les parents, accentué par la séparation dÚs la naissance pendant de longues heures voire journées. 

Le portage, a pour but de rassurer le parent dans son portage à bras d'un bébé souvent hypotonique et léger, diminuant la peur de le laisser tomber.

 

Les bienfaits du portage sont alors multipliés pour ces "petits pressés'' : 

- régulation de température

- rythme cardiaque et respiration se calquent sur celui du porteur 

- stimulation de la lactation 

- calme et apaise les bébés et leurs familles.

 

Le moment oĂč le portage peut dĂ©buter dĂ©pend de l'Ă©tat de santĂ© de l'enfant, des connaissances sur le sujet de l'Ă©quipe soignante et du soutien apportĂ© aux parents.

 

L'écharpe devient un outil transitionnel permettant de faire le lien entre l'hopital et la maison. Le portage aidé par l'écharpe favorise le développement du lien d'attachement entre parent et enfant. Ce lien rendu difficile par la distance que créer la couveuse, les circonstances de l'accouchement, l'idéalisation de cette naissance imaginée tout au long de la grossesse.

 

Le contact peau Ă  peau bĂ©bĂ©/parent devient vital dans certaines parties du monde oĂč les technologies n'ont pas encore sacrifiĂ©es la relation mĂšre/enfant ou profit du progrĂšs.

 

Le portage est alors utilisĂ© comme thĂ©rapie nĂ©o natale: la mĂ©thode " MĂšre Kangourou ".Â đŸ€°đŸ€±

 

Image: http://www.co-naitre.net/actualites/developpement-bebe-premature-methode-kangourou-presente-t-benefice-peau-a-peau-episodique/

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đŸ€±đŸ€°IdĂ©e reçue #8

- Le portage est une mode....

 

Le portage est probablement l'une des premiĂšres inventions de l'homme, c'est dans sa nature d'ĂȘtre portĂ©: rĂ©flexe d'agrippement.

 

Je vais vous raconter, dans les grandes lignes, l'histoire de ce portage qui est une mode qui dure depuis bien longtemps.

 

- Au début de l'Histoire, porter était une question de survie: la mÚre devait protéger son bébé du froid (régulation de température) et des prédateurs,

- Au Moyen-Âge, le lien mĂšre-enfant est valorisĂ© par la religion,

- AprĂšs le Moyen-Âge, apparaisent les nourrices ce qui modifie le rĂŽle des mĂšres et Ă©loigne l'enfant d'elle,

- Au 18Úme siÚcle, on voit apparaßtre les 1ers berceaux. Le sommeil partagé est vivement critiqué en France : des infanticides sont déguisés en étouffements

- Au 19Úme siécle, avec le début de l'industrialisation, les femmes travaillent, on voit commercialiser les landaus qui dans la gestuelle (imaginez ce geste : bras tendus qui tiennent la barre) et l'utilisation éloignent d'avantage les bébés,

- Années 50, on accouche de plus en plus en hÎpital et des produits de puériculture se développent: poussette, chaise haute, transat, lait artificiel... qui diminuent d'avantage le lien mÚre-enfant,

- Années 70, les scientifiques s'ntérressent au comportement de l'enfant : 

* les bébés sont considérés comme des personnes ayant des besoins

* l'Ă©charpe de portage apparait en Allemagne avec Erika Hoffman et la marque Didymos

* des associations de soutien au maternage voient le jour

* on constate que les bébés sont portés partout dans le monde.

 

L'écharpe de portage est inspirée de modes de portage traditionnels, adaptée à nos vies de parents occidentaux, modernes en terme de confort et sécurité. 

Le portage a une longue histoire Ă  travers le temps, gĂ©nĂ©rationnel et culturel dans le monde.Â đŸ€±đŸ€°

đŸ€±IdĂ©e reçue #2

* Porter ça fait mal au dos 

* C'est trop lourd

* "Tu verras plus tard ton dos"

* " Tu portes avec ton dos sensible"...

 

La 1Úre façon de porter est universelle: le portage à bras.

 

MĂȘme si bĂ©bĂ© est lĂ©ger les premiers jours/semaines nous adoptons gĂ©nĂ©ralement une mauvaise position, on dĂ©hanche d'un cotĂ© puis l'autre, on se cambre pour compenser le poids, les muscles de nos bras sont en tension permanente.

 

Mais la nature et notamment notre corps sont bien faits: notre corps se muscle en mĂȘme temps que nos bĂ©bĂ©s se dĂ©veloppent. Oui oui!! Tel un entraĂźnement sportif rĂ©gulier: les muscles se renforcent. 

C'est alors que nous pouvons introduire l'écharpe/le sling: ces outils vont permettrent de réunir les centres de gravité ( celui du porteur et celui du porté), libérer les bras et donc soulager le dos.

 

Un dispositif de portage adapté, bien réglé procure un réel confort. 

En écharpe les pans biens étalés dans le dos permettent une répartition du poids sur tout le corps et évitent les douleurs. 

Un nouage kangourou, avec un portage haut, le poids sur les épaules et un abdomen libre (absence de ceinture centrale) préservera votre périnée.

 

Si toute fois des gĂȘnes persistaient, un ajustement optimal avec conseils d'une monitrice de portage vous aiderait Ă  rĂ©soudre le soucis. 

Et puis si vraiment vous trouvez que bĂ©bĂ© devient trop lourd, vous pouvez opter pour un portage dos, bĂ©bĂ© apprĂ©ciera d'autant plus s'il devient curieux.Â đŸ€±

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đŸ€±IdĂ©e reçue #3

* Porter c'est compliqué

* Les noeuds c'est galĂšre...

Clairement : porter ça s'apprend. C'est un réel apprentissage qui demande de l'entraßnement comme la marche, le vélo, la conduite...

Il faut apprendre à maßtriser le tissu, la longueur (pas toujours nécessaire), affiner ses gestes. 

Pour cela il faut choisir le bon moment: bébé a mangé, il est propre, réceptif.

Chaque tentative sera différente mais avec de l'entraßnement et une personne formée pour vous guider c'est à la portée de chacun.

Une fois que vous aurez compris les repaires, cela vous semblera naturel. 

Perseverez, avec le temps vous allez développer vos propres ajustements qui vous procurerons à vous et votre bébé beaucoup de plaisir.

Voici les clés d'un portage réussit:

- de l'entraĂźnement

- du temps

- de la patience

- de la disponibilité

A vous de jouer....

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đŸ€±đŸ€°IdĂ©e reçue #5

- Porter c'est que si on allaite....

- Je n'allaite pas je ne vais pas porter...

Porter bĂ©bĂ© quand on allaite c'est quand mĂȘme bien pratique faut avouer. BĂ©bĂ© a faim? Hop on dĂ©gaine le sein et c'est parti pour un allaitement discret dans l'Ă©charpe, le sling ou le porte bĂ©bĂ©. De plus la proximitĂ© bĂ©bĂ©/sein stimule la lactation.

 

Mais en quoi serait-ce différent pour un bébé pour un bébé nourrit au biberon?

 

La position elle, sera diffĂ©rente. En position " assis de profil " vous trouverez un rĂ©el confort pour donner le biberon ou mĂȘme la cuillĂšre pour les plus grands. Portage et biberon sont tout Ă  fait compatibles.

 

⚠⚠Une fois le repas terminĂ©, il est important de revenir Ă  la position verticale pour faciliter la digestion, assurer une bonne oxygĂ©nation du cerveau et Ă©viter les reflux.

 

⚠⚠ Ne jamais bloquer la tĂȘte du bĂ©bĂ© qui tĂȘte en charchant Ă  la faire tenir avec le tissu. Il doit pouvoir se dĂ©gager du sein/du biberon s'il est gĂȘnĂ© dans sa dĂ©glutition ou sa respiration. Vous pouvez utiliser le creu de votre bras pour soutenir la tĂȘte si nĂ©cessaire.

 

image AFPB: http://www.afpb.fr/galerie.htm

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đŸ€°đŸ€±IdĂ©e reçue #7

- Si bébé s'endort en écharpe il ne saura pas s'endormir seul

- S'il dort beaucoup sur moi la journée il ne dormira plus la nuit...

 

Un des besoins fondamentaux pour bébé est le contact. 

Ce besoin de contact Ă©volue et diminue quand l'enfant grandi, le sommeil se met en place et d'autres rituels viennent rassurer votre tout-petit.

 

Les nouveaux-nés ont des cycles de sommeil de 20/25mn (cycle ultradien) différents de celui des adultes sur 24h (cycle circadien). Le portage permet à votre bébé de passer en douceur entre les phases de sommeil: sommeil léger/sommeil calme.

 

Le nouveau-nĂ© n'attend pas d'ĂȘtre en Ă©charpe pour s'endormir... dans vos bras. 

Combien d'entre nous ont fait les 400 pas dans le salon, parcourant la maison dans tous les sens .... ?

 

Porter un bébé en écharpe va vous permettre de vaquer à vos occupations, sortir, vous promener... fini de passer son temps à tenter d'endormir bébé et d'essayer de le poser dans son lit sans qu'il se réveille.

 

Vous avez peur que bĂ©bĂ© dorme trop longtemps en Ă©charpe? Sachez que les temps de portage cumulĂ©s d'un nouveau-nĂ© sont de 5h Ă  8h puisque bĂ©bĂ© aura des temps d'Ă©veils et aura besoin de manger, ĂȘtre changĂ©. Vers 1an, ces temps varient entre 2h et 3h.

 

Le portage facilite l'endormissement nous l'aurons compris. 

De plus bébé apprendra à faire la différence entre les siestes qui sont en mouvement constant sur votre corps à la lumiÚre du jour et les nuits qui se font au calme et dans le noir.

 

Le portage aide Ă  l'apprentisage jour/nuit.Â đŸ€°đŸ€±


Pourquoi il ne faut surtout pas asseoir les bébés...

Allaiter un bébé souffrant de R.G.0

L'histoire du portage

Au début de l'Histoire, avec un grand H, porter était surtout une question de survie : il fallait préserver les bébés du froid ( le peau à peau permettant la régulation de température du nouveau-né) et les préserver également des prédateurs.

 

jusqu’au Au Moyen-Âge : le lien mĂšre- enfant est valorisĂ© dans la culture par la religion : on dĂ©couvre des images et des statues de femmes allaitantes et des bĂ©bĂ©s portĂ©s.

 

AprĂšs le Moyen-Âge : j'ai presque envie de dire que c'est lĂ  que ça se gĂąte pour nos bĂ©bĂ©s. L'apparition des nourrices modifie le comportement et Ă©loigne l'enfant de sa mĂšre.

 

A partir du 18Úme : les bébés commencent à dormir dans des berceaux. Le sommeil partagé ( cododo) est de moins en moins toléré principalement en France, par craintes d'infanticides déguisés en étouffement. Mais le portage reste pour des raisons pratiques et parce que les mÚres allaitent en majorité.

 

19Úme : tout part en live pour nos bébés :

- industrialisation

- le travail des femmes qui modifie le temps consacré au maternage

- apparition du landau ( qui éloigne encore un peu plus nos bébés qui renforce la perte de contact )

 

AnnĂ©es 50' : l’accouchement Ă  l’hĂŽpital se systĂ©matise et on voit alors l'apparition de produit de puĂ©riculture : poussette, chaise haute, transat de bain...et le lait artificiel, qui diminuent la proximitĂ© mĂšre-enfant

 

A partir des annĂ©es 70' : on commence Ă  s’intĂ©resser au comportement de l'enfant, des travaux et des Ă©tudes sont menĂ©s : Charpak, Leboyer, Brazelton ou encore Françoise Dolto

---> les bébés sont considérés comme des personnes dont les besoins sont mieux connus et pris en compte

---> l'Ă©charpe de portage apparaĂźt en Allemagne avec la marque Didymos

---> les associations de soutien au maternage se développent

---> on constate que les bébés sont portés partout dans le monde

 

Le portage dans notre sociĂ©tĂ© actuelle n’est pas culturel, pourtant il est si naturel de porter nos bĂ©bĂ©s. Les petits portĂ©s d’ aujourd’hui seront trĂšs probablement les porteurs de demain

Salon du Bio et du Bien-ĂȘtre, Aramon. ( 30 septembre 2017)

Le syndrome de K.I.S.S, des maux si mal connus...

On me dit...

"On me dit que je devrais le laisser pleurer pour ne pas le laisser gagner. On me dit que je ne devrais pas le prendre dans mes bras pour ne pas l’habituer.

Moi, je crois qu’il est dĂ©jĂ  habituĂ©. Il est nĂ© de ce corps, il a grandi en lui. C’est sa maison. Il ne connait que lui. De ce monde,il ne connait que ma voix, le son des battements de mon cƓur, le rythme de ma respiration, l’odeur de ma chair. Il sait tout de moi. Il ne sait que moi. Il pense mĂȘme que je suis lui, que nous ne sommes qu’un, que je suis la continuitĂ© de son corps.

Ce qu’il faudrait en fait, c’est que je le dĂ©shabitue.

Que je le force Ă  oublier, trĂšs vite, tout ce qu’il connait, tout ce qu’il aime. Lui dĂ©sapprendre le parfum de ma peau et lui refuser les caresses de mes mains. Pourtant, naturellement, instinctivement, il me cherche. Plus qu'un besoin, une nĂ©cessitĂ©. Pas pour vivre, pour survivre.

Et pourquoi ?

Pour qu’il soit autonome et sage. Pour que je puisse vivre. Pour que je puisse ĂȘtre libre. Mais je suis libre ! C’est lui ma LibertĂ©. S’il faut parler d’esclave, alors c’est moi son bourreau. C’est moi qui ai le pouvoir de le calmer, de l’apaiser, de le soulager. Il m’a rĂ©veillĂ©. Il m’a rendu consciente. EnvolĂ©es mes convictions, mes croyances et mes certitudes. Je suis vivante depuis sa naissance. C’est ma plus belle raison de vivre, c’est ma plus belle prioritĂ©, c’est ma plus belle finalitĂ©. Et je devrais dire « non » Ă  ses petits bras tendus vers moi, dĂ©sespĂ©rĂ©ment dressĂ©s, Ă  la recherche de cette chaleur qui l’a bercĂ©e et rassurĂ©e si longtemps? Si je le prends dans mes bras, c’est parce que je l’aime, si je ne le laisse pas pleurer, c’est parce que je l’aime, si je le respire, le regarde, l’embrasse, le touche, le mange, c’est parce que je l’aime !

C’est quoi ce monde qui nous pousse à aimer nos enfants de loin ?

Pourquoi croire que rassurer son enfant c’est le rendre capricieux ? Pourquoi croire que nous devons ĂȘtre durs pour ĂȘtre juste ? Être sĂ©vĂšre et cruel pour Ă©duquer ? Ignorer pour mieux dresser, pour forger le caractĂšre et rendre obĂ©issant. Pourquoi ne pas juste aimer, simplement ?

Cet enfant Ă  qui j’ai donnĂ© naissance, il vient de mon Ăąme, il vient de mes tripes. Il a vĂ©cu Ă  cĂŽtĂ© de mon cƓur. Je l’ai portĂ© au monde, Ă©goĂŻstement. Parce que j’avais envie d’un bĂ©bĂ©. J’avais envie de devenir une maman. Nous avions envie de devenir parents. Mais nous ne pouvons plus ĂȘtre Ă©goĂŻstes ! Je lui dois tout !

Il ne me doit rien. Il ne me demande rien. Juste mes mains.

Quand sa bouche se tord, que ses yeux s’ouvrent et se dilatent, que ses larmes salent son visage en entier et qu’il me cherche, qu’il me cherche de l’intĂ©rieur, qu’il souffre Ă  en oublier qu’il n’est plus en moi, je ne peux pas rester sur le pas de la porte ! Je ne peux pas me convaincre que c'est pour son bien. Pour son autonomie. Je veux, je dois le toucher, le serrer, prendre sa peine, prendre sa colĂšre, sa peur. Il faut que je le protĂšge, il faut que je l’aime, que je le berce sans retenue, sans limite pour retrouver son sourire.

Et je le bercerai. Aussi longtemps que je lui suffirai. Et je le serrerai, aussi longtemps qu'il le voudra.

Et si je prĂ©fĂšre lui enseigner l’amour, la tendresse et la bontĂ© plutĂŽt que la frustration, la colĂšre et la violence, ça veut dire que je suis laxiste? Et si je crois, moi, qu’un enfant mĂ©rite qu’on lui laisse le temps de dĂ©couvrir tout ça par lui-mĂȘme? Si finalement notre rĂŽle n’était que d’accompagner, d’écouter, de conseiller, de guider ? Le soutenir, l’épauler, lui parler, le regarder nous fixer avec ses yeux pleins de larmes ou de colĂšre ou d’incomprĂ©hension et l’aider Ă  grandir. Doucement, calmement, sans Ă©couter ces menaces d’enfant roi capricieux.

L’aimer comme on aimerait ĂȘtre aimĂ©. Être les parents qu’on aurait aimĂ© avoir. En faire l’adulte qu’on aurait aimĂ© ĂȘtre.

Je ne comprends pas ces parents qui laissent pleurer un enfant pour le dompter. Pour mettre fin Ă  un « caprice ». Pour lui apprendre Ă  bien se comporter. On a tous des envies, brutales ou rĂ©flĂ©chies. Sauf que nous, adultes, nous arrivons (plus ou moins) Ă  gĂ©rer nos Ă©motions. Et si on consolait au lieu de gronder ? Et si on prenait dans ses bras cet enfant, pour le rassurer, au lieu de le punir et de le laisser dans ses larmes. Lui dire qu’on le comprend, qu’on sait Ă  quel point c’est dĂ©cevant et frustrant de ne pas avoir ce que l’on veut !

Juste l’aider Ă  contrĂŽler sa colĂšre et Ă  apprivoiser ses Ă©motions. Le traiter comme l’ĂȘtre humain qu’il est.

Pourquoi vouloir respecter son enfant semble si dingue ? Je veux l’aimer pour ce qu’il est, je veux le pousser Ă  devenir un petit garçon Ă©panoui et heureux. Je veux voir ce petit garçon devenir un homme sĂ»r de lui et aimant.

Aimer pour ĂȘtre aimer.

Souvent, je me demande ce à quoi l’on pense à la fin de sa vie.

Je sais Ă  quoi moi je penserai. A la vie que j’ai crĂ©Ă©e. A ce minuscule poing fermĂ© au bout de ce si petit bras. A l'odeur de ses cheveux, Ă  la douceur de son cou, aux plis de ces cuisses. A ce corps brulant qui vient d’un autre univers et que j’ai serrĂ© contre mon cƓur, cette toute premiĂšre fois. A toutes les autres fois. A ces yeux qui me cherchent dĂšs que je quitte une piĂšce. A cette bouche qui est bien plus belle quand elle sourit que quand elle crie. A lui. C’est Ă  lui que je penserai. C’est Ă  lui que je pense tous les jours.

Et s’il n’était question que d’amour ?

Juste un peu d’amour pour sĂ©cher des larmes.

Juste un peu d’amour pour rendre un enfant heureux et libre ♡

Juste un peu d’amour pour ne pas voir s’éteindre la lumiĂšre dans ses yeux ♡

Juste un peu d’amour pour ce sourire et ce rire.

Juste un peu d’amour aujourd’hui pour demain."

 

Coralie Fazio

Comment comprendre nos bébés à travers la théorie d'attachement, conférence de Nicole Guédeney

Le portage au quotidien...

Je cuisine....

Je fais le ménage...

Je m'occupe d'une fratrie...

Je porte double...

Je sors...


Je travaille...

Je pars en vacances...

Je fais les courses...

J'allaite...


Les papas aussi....

Et les enfants?...